samedi 11 juillet 2026

Kommando 713 - La Phänomen-werk de Zittau

Histoire de la Phänomen-werk

En 1888, l’ingénieur Gustav HILLER installe à Zittau sa première entreprise de machines à filer. Très rapidement, ne perçant pas le marché, il diversifie son commerce en distribuant des bicyclettes dont il a perfectionné le design. Il rachète en 1898 la société productrice de ces bicycles et fait fabriquer son propre deux-roues le « Phänomen-Rover ».

Affiche du Städtische Museen Zittau

Cette fois c’est un succès, et cela permet à la société de passer à l’échelle supérieure : la production de motos, de voitures (« Phänomobil » puis « Phänomen ») et d’utilitaires (« Granit 30 »). Ce-dernier modèle devient l’emblème de la réussite de la Phänomen-werk. De 1939 à 1945, l’usine – comme la grande partie des usines du Reich – passe en production de guerre : armement et construction de la « Granit 1500 ». Cette production cesse à l’arrivée des armées soviétiques au printemps 1945. Ils demanderont le démantèlement de l’usine qui par la suite, alors localisée en Allemagne de l’Est, sera rebaptisée la « VEB Robur-Werke ». L’usine reprendra la production de camions avec un pic de production dans les années 60 puis se dégradera dans les années 80 jusqu’à son dernier souffle en 1991. L’usine existe toujours mais est en ruine à l’abandon[1].

 

La vie de prisonnier à Zittau

Introduction sur Roger LEPOITTEVIN

Roger Henri Auguste LEPOITTEVIN (1908-1991), naît le 3 juin 1908 à Houlgate (Calvados), premier enfant d’Auguste et Marie LEPOITTEVIN, couple manchois expatrié dans le Calvados pour les besoins des chemins de fer. Ils vivent à Houlgate au chemin des Douets[2] puis déménageront un peu partout : à Granville, à Saint-Nicolas-de-Granville, à Flers où il passera une partie de sa scolarité, et jusqu’à Argenteuil.

Il passera son service militaire avec la classe de 1928. Il est enregistré au bureau de Versailles sous le matricule 5950. Je n’ai pas consulté sa fiche matricule.

Il se marie en 1932 à Flers avec Léa BENOIST. Il est alors expéditionnaire comptabilité pour la SNCF à Paris-Est à Argenteuil. Ils auront deux enfants.

De la mobilisation à la capture

A la mobilisation de 1939, il doit être rappelé comme sapeur de chemins de fer[3] par le 15e Régiment du Génie. Il est affecté par le Centre Mobilisateur du Génie à la 638e Compagnie de Construction qui s’occupait des travaux ferroviaires. Roger LEPOITTEVIN considèrera André DUCREUX comme un frère, faisant partie de sa section en 1939-1940 : « que de fois nous avons échangés des vues sur notre vieux Flers, en travaillant aux terrassements pour la voie de 0,60 à Vigy, dans les bois de Montrequienne (à Rurange-lès-Thionville) ou à Damloup »[4]. Cette compagnie 638, en repli depuis mai 40, se fera en grande partie capturée aux alentours de Remiremont le 19 juin puis Corcieux le 23 juin 1940[5] : « En cette fin de mai, nous battions alors en retraite, espérant échapper à l’étau des vainqueurs qui nous enserrait de toutes parts ». « C’est chez [Jacques BAMMERT, notre sous-officier d’intendance, à Remiremont] que notre compagnie s’est trouvée rassemblée dans la nuit du 18 au 19 juin 1940. C’est là aussi que j’ai fait la dernière garde de chef de poste, à 3 heures du matin, le 19, avec mission de donner l’alerte dès l’arrivée des éléments avancés de l’armée allemande dans le Val d’Ajol, ce qui n’empêcha pas le « pitaine » de se faire « cueillir » à la première sortie[6], et nous le dimanche 23 juin, à Corcieux[7], avec le lieutenant LHORTET, le seul officier resté avec nous, et auquel je rends hommage pour son cran et sa sollicitude à notre égard »[8]. « En juin, la capture de presque toute l’armée française, les séjours dans les camps provisoires en France, puis le transfert en Allemagne, dans des wagons à bestiaux ; où un séjour de cinq ans nous était réservé. Qui l’aurait cru à cette époque ? »[9]. Malgré la déroute, Roger LEPOITTEVIN évoque des « hauts faits militaires de la 638 »[10].

Les débuts de la captivité

L’ensemble de ces soldats, fraîchement faits prisonniers, seront, dans un premier temps, internés dans des camps de fortune improvisés par les Allemands, sans abri, sous une pluie diluvienne. Vers le 26-27 juin, ils seront très certainement transportés vers le Frontstalag 121, fraîchement déployé, à la caserne Courcy d’Epinal. Ils y resteront un mois et demi. Rassemblés, triés, immatriculés, ils seront progressivement acheminés vers l’Allemagne par convois ferroviaires et dispatchés dans divers Wehrkreis.

Nos prisonniers seront envoyés début août 1940 au Stalag IV-A d’Elsterhorst. Roger LEPOITTEVIN sera immatriculé sous le n°27413. Quelques-uns de ses amis de compagnie se feront immatriculés dans la même série[11] : Eugène GOLFIER (1916-2000) sous le n°27411, Séraphin BAMMERT (1905-1980), sous le n°27412, l’abbé Claude BIETRON (1910-), sous le n°27414, René COMTE (1903-1974), sous le n°27415, et le sergent-chef de la compagnie Georges RIVIERE (1902-1987), sous le n°27416. Au camp principal, il y a des baraques mais aussi de nombreuses tentes, car il y a de plus en plus de monde qui y transite.

Après un furtif passage au camp principal, les prisonniers sont éparpillés dans divers Arbeitkommandos de la région. Il semblerait que Roger LEPOITTEVIN ait été envoyé en premier lieu à Zittau, pour travailler à la Reichsbahn. On sait qu’il était avec Fernand CHAUVET (1913-1983 – n°23937) qui témoigne des tâches à effectuer sur place : « Rappelez-vous tous ces wagons de terre à décharger devant l’usine Phänomen, les reins me font encore mal d’y penser ». Roger LEPOITTEVIN mentionne d’autres faits et camarades d’infortune : « A l’époque, (Raymond VAN LEEUWEN) était le seul parmi nous à savoir l’allemand. A ce titre, il nous rendit bien des services pour tous nos besoins vis-à-vis de nos geôliers. Mais cela lui valut aussi des engueulades de la part de ces derniers, lorsqu’il faisait semblant de ne pas comprendre leurs reproches. Pauvre Raymond, quel mal nous t’avons donné ! Heureusement, le soir, tu te détendais de tes fonctions de « dolmetscher » et des terrassements, en faisant de longues parties de tarot avec les GALLAND, CLOQUEMIN (Bernard – 1905-1985 – n°27464), GOLFIER (Eugène), COUGNET (Jacques – 1917-2002 – n°27448), RIVIERE (Georges), etc »[12].

Le travail à la Reichsbahn étant assez compliqué, il semble qu’il y ait eu un certain roulement parmi les prisonniers de Zittau pour y travailler. Fernand CHAUVET par exemple, partira ensuite vers un emploi moins contraignant, vers ce qu’ils appelaient le « Kommando des jardiniers et fleuristes » avant de revenir à la fin de sa captivité à la Reichsbahn[13].

Le travail à l’usine

Après un peu plus d’un an à la Reichsbahn, Roger LEPOITTEVIN déménage le 3 décembre 1941[14] pour l’Arbeitkommando n°713 : la Phänomen-werk de Zittau. Parmi les 82 prisonniers de l’usine répertoriés par mes soins, aucun de ces compagnons de régiment ne l’ont suivi dans cette usine. Pour autant, il se fera de très bons amis parmi ses « collègues » de la Phänomen avec qui, il gardera un contact tout au long de sa vie.

 

Parmi les nouveaux « Zittauer » français et belges contraints au travail à l’usine, on retrouvera un affûteur (Missou MAGHIA), un aide-monteur (Français RABARDEL), dix ajusteurs-mécaniciens (Fernand DELFOSSE, René DETHIER, Gabriel DUPASQUIER, Louis DUPONT, Roland GENOT, Fernand MARTIN, André MONTEL, René PASLEAU, René POLSON et François THERER), un employé auxiliaire (Fernand COMBELLAS), un ébarbeur (Fernand ABDISSI), deux électriciens (Raymond CUNY et René SCARNIET), un fraiseur (Georges LECLERCQ), trois magasiniers (Jules ADAM, René MORELLE et Auguste NICOU), six ouvriers affectés au transport (Eli BRIFFOZ, Fernand GERWAIS, Marcel GOFFINON, André LACHENAUD, Hubert PIRONET et Robert PRIVAT), six perceurs (Hector BOURDON, Marceau BUCERON, Charles DERBANNE, Camille DUPONT dit Petit Camille, René MARION et Louis THOMAS), deux polisseurs (Paul CHAPILLON et René JEUNEUX), un raboteur (Maurice OLIVIER), un rectifieur cylindrique (Joseph DUBOIS) et six tourneurs (Roger BONTET, Pierre HOLOFFE, Auguste LECLERE, Hubert LOUVEIGNE, Alexis PETURQUENNE et Gaston SACRE)[15]. Roger LEPOITTEVIN, malgré un « entretien professionnel » le 3 décembre 1941 le déclarant comme secrétaire administratif de la SNCF, sera employé comme ouvrier qualifié perceur à l’atelier mécanique sous la direction du contremaître MUHLE. Cela restait malgré tout en accord avec les travaux manuels d’un sapeur du 15e Génie. Il semble ensuite s’occuper des trous à percer pour des boitiers de radiateurs sous la direction du contremaître GROCKE[16]. Il y reste jusqu’au 16 juillet 1943[17], date à laquelle il choisira la transformation dont on évoquera le sujet plus loin. Fernand DELFOSSE, lui, était fraiseur sous les ordres de MUHLE, très certainement à l’atelier mécanique, puis ajusteur-mécanicien / fraiseur sur les pièces en acier sous les ordres de ZÖLLNER[18]. C’était bien plus compatible avec ses fonctions de mécaniciens dans le civil. Il écrira à sa femme pour la rassurer : « Je trouve ma distraction dans le travail qui me plaît beaucoup pour le moment. Ferme les yeux et représente-toi ton mari dans un atelier d’outillage, devant son banc et juste en face d’une grande fenêtre qui pourra s’ouvrir dès que le beau temps sera arrivé. Je reçois mes plans, le matériel, ensuite, je me débrouille et je m’en tire en jouant, ce qui est une satisfaction d’amour propre. Mon travail suffit à m’occuper et à me distraire ». En mai 1944, il raconte : « Demain je recommence mais je vais aller sur une nouvelle petite fraiseuse d’outillage, un bijou de 12.000 Mark »[19]. Le contremaître ZÖLLNER semble diriger en décembre 1943, 70% des effectifs franco‑belges à l’usine[20]. On notera également que parmi les responsables allemands, les arbeitkommandoführer de l’AK. 713, on a connaissance des sous-officiers WEISE[21] et MACKOWIAK[22].

 

Les « salaires » étaient bien maigres. L’entreprise versait 60% du salaire d’un employé allemand de même qualification à la Wehrmacht, qui prélevait les frais de nourriture, de logement, d’entretien (pour leur bleu de travail par exemple) et les frais administratifs liés au camp. L’indemnité revenant au prisonnier était versée sous forme de « Lagergeld », c’est-à-dire une monnaie de camp. Cela évitait que les « Gefangs » ne puissent disposer librement de Reichsmarks et rendre plus difficile une évasion. Le salaire horaire en 42 équivalait à 0,36 pfennigs ; en soustrayant l’ensemble des taxes de prisonniers, ils n’en touchaient qu’environ 20%. Les prisonniers ne comptaient que sur la prime de productivité pour mettre un peu d’argent de côté. A la Phänomen, elle pouvait leur permettre de « doubler » leur faible salaire. Les primes devaient être sujettes à des travaux pénibles et selon certains témoignages, il y avait également du travail de nuit à l’usine[23]. Cette petite somme « en surplus » était en général, envoyée en France ou en Belgique pour les besoins de leur famille.

 

Bureau d'intendance s'occupant des salaires de P.G. dans les environs de Zittau 

En mars 1943, un courrier précise les règles pour le paiement des salaires et des heures supplémentaires qui sont enfin payées : « la rémunération s'élève, pour les militaires du rang et sous‑officiers français, à 60 % du salaire conventionnel d'un ouvrier ou employé allemand exerçant la même activité. La possibilité d'une indemnité d'heures supplémentaires existe ; elle est de 30 pfennigs pour la première heure et de 20 pfennigs pour chaque heure supplémentaire. Le paiement de ces heures supplémentaires s'effectue, comme pour les autres prisonniers de guerre français, par l'intermédiaire du Stalag » ; Quelques mois plus tard, le salaire horaire pour les prisonniers franco‑belges est fixé à 0,70 pfennigs sans surcoût pour les heures supplémentaires[24].

A noter que de nombreux prisonniers russes travaillaient également à l’usine. En novembre 1943, ils étaient 111[25] ! Leur salaire était encore inférieur à celui de nos P.G.

La vie de prisonnier

La vie en dehors des heures de travail à l’usine, c’est-à-dire les soirs et dimanches, se passait majoritairement à l’usine, puisqu’ils y travaillaient, mangeaient et dormaient. Ils y vivaient la vie classique des prisonniers de guerre affectés dans l'industrie allemande. Camille DUPONT (n°19251 IV-B) battait « le rappel chez Phänomen pour l’échange de nos vieilles guenilles à la Zahlmeisterei »[26]. Bien malheureux, les P.G. essayaient « d’oublier les misères des « piaules » de Phänomen avec les lits à étages ! »[27]. Jean VELLA (n°29399 IV-B) dormait en face de Roger LEPOITTEVIN. René JEUNEUX (1904-1964 – n°33601[28]) se rappelle « des souvenirs désagréables de la vie de captivité qui, avec le recul du temps, deviennent presque des bons souvenirs : souvenirs des coups de gueule amicaux que l’on regrette de ne plus entendre, mais aussi de souvenirs de bonne camaraderie que l’on voudrait retrouver »[29]. Cette camaraderie était présente par exemple lorsqu’ils chantaient ensemble « On nous a fait prisonniers » et « On mange des kartoffeln », hymnes des prisonniers du Stalag IV-A. Jean VELLA avait écrit la chanson « Mon papa à moi » pendant sa captivité à Zittau[30]. Elle évoquait les enfants laissés au pays et les pères de famille entonnaient cet air qu’ils n’oublieront jamais. Robert GARNIER (1920-1988 – n°38403 IV-B) les accompagnait en musique. Le soir, c’était aussi le moment de se moquer de leurs gardiens « Chleuh » comme l’un d’eux qu’ils surnommaient « Beefsteak à Corbeaux ».

Dessin d'une chambrée de BUZZINI[31]

Mais les « Gefangs » pouvaient également aller lire et apprendre à la bibliothèque du Kommando, elle était aménagée dans une salle de lecture mise à disposition par l’usine. René JEUNEUX, après sa journée de travail comme polisseur[32], prenait ses fonctions de bibliothécaire. « Vous rappelez-vous avec quel soin il veillait sur les livres ? Je me plais encore à le revoir là-bas dans la salle de lecture, assis de côté, lisant un « bouquin » et fumant sa pipe avec délices... C’était pour lui sa « jouissance » complète »[33]. Il était aidé d’Emile ARTEL (1911-1972 - n°22635[34]), dit Mimile, « ni les uns, ni les autres, n’oublient ce que tu faisais en dehors des heures de travail, là-bas, pour seconder JEUNEUX et mettre à notre disposition une bibliothèque impeccable. Avec quel amour tu couvais et rangeais les « bouquins » que chacun d’entre nous t’apportait pour les mettre à disposition de tous ! »[35]. Les prisonniers pouvaient également apprendre et s’instruire. « Fernand DELFOSSE évoque les cours d’allemand où l’on s’efforçait, pour enrichir son esprit, à s’initier à la langue de Goethe... ce qui nous permettait par la même occasion de pouvoir être compris des « Chleuh » dans les invectives que nous leur adressions lorsqu’ils nous emmerdaient trop »[36]. Ces moments d’instruction permettront à Marcel MOUSSU (1909-1998 – n°15608 FS-171), de passer le Certificat d’Etudes Primaires au district de Zittau[37] et à Georges LECLERCQ (n°10952 I-A), d’obtenir le degré supérieur en langue allemande. Il avait pu pour cela suivre les cours par correspondance de la Stalag-Université enseignés par Lucien DEFLERS[38]. Il s’était rendu alors au château d’Hohnstein pour les épreuves de janvier 1945 « Après deux épreuves écrites : thème et version, d’une durée totale de trois heures, les quelques candidats admissibles du degré supérieur ont eu, à l’oral, à lire et traduire un texte littéraire, à répondre à quelques questions de grammaire et à lire et traduire un petit texte, plus facile, de revue »[39]. Cela validait ainsi ses années de captivité à s’occuper des prisonniers, car, il était pour une grande partie de son temps à la Phänomen, l’Homme de Confiance des belges.

Georges LECAPLAIN (1914-1979 – n°33865) se remémorera cette vie à l’usine : « Il n’y a pas de semaine où je ne pense à ce que fut notre vie là-bas, avec des camarades français et belges, si sympathiques et dont je garde un inoubliable souvenir. Ce fut mon dernier Kommando (celui de Phänomen), ce fut aussi le meilleur. Je ne te jetterais pas de fleurs (LEPOITTEVIN – Homme de Confiance français) mais avec Georges LECLERCQ (Homme de Confiance belge), qui pourtant n’avait pas le même tempérament, nous nous sentions forts... et c’est peut-être avec le rappel du temps que nous l’apprécions davantage. L’abbé (Bernard DEMOULIN – 1912-1987 – n°34077 IV-B), lui, fut toujours aussi à la hauteur de sa tâche, avec les croyants comme avec les athées, ne bâtissant pas de chapelle à l’intérieur de ce Kommando, mais plutôt une union qui le rendit si populaire... Il fut pour moi et les autres un inoubliable camarade » ! Et les femmes de prisonniers lui doivent « en grande partie la fidélité de leur mari ; rappelez-vous les sermons de l’abbé »[40] ! « Je ne peux penser à cette petite ville de Zittau sans revoir, en esprit, le Kommando, (...) les « meisters » bons ou mauvais, la soupe au cumin du lundi, et les « kartofelln » pourries que l’on nous servait (...), la cuisine du dimanche soir, avec les biscuits au chocolat (provenant de nos colis !). Il faudrait des pages et des pages pour raconter tout cela... savoureux pour nous, mais ennuyeux pour ceux qui n’ont pas passé par là... »[41]. Il faut croire malheureusement, qu’il avait tort ; lui, et tant d’autres qui se sentirent honteux et délaissés, car nous sommes nombreux aujourd’hui à tenter de reconstituer leur parcours, leur vie, et essayer de comprendre ce qu’ils ont vécu et surtout ce qu’ils n’ont pas dit et raconté ...

En tout cas, LECAPLAIN n’était pas le seul à se plaindre de la nourriture, des « kartoffeln » cuites à l’eau[42] « et ces repas où nous recevions pour tout aliment un bol de soupe au millet. Tu en avais une sainte horreur et tu me le refilais. C’était pour moi « du rab » qui apaisait un peu la faim »[43] avec du café‑ersatz pour seule boisson[44].

Enfin, pour clôturer ce chapitre, il faut bien sûr parler des activités, autres que les jeux de cartes, qui étaient omniprésents dans les chambrées : certains dimanches, les prisonniers étaient autorisés à se rendre au cinéma de Zittau[45] « où nous étions fiers d’avoir un pantalon bien repassé et rempli... de pièces ! » ; et il y avait également le théâtre comme dans beaucoup de « gros » Kommandos où l’on avait suffisamment « d’acteurs » pour se le permettre. « Je pense mon cher Jean (TAMBURINI – 1917‑2003 – n°23015), que tu te souviens des rôles de femme que l’abbé te faisait jouer dans les pièces de théâtre, et des reproches gentils qu’il t’adressait pour une poitrine peu avantageuse... bourrée pour la circonstance avec des vieux chiffons ! Ce que nous avons pu rire de cela ! Et toi le premier. (...) Ce brave petit « Tambur » ou « Pitchounet », comme l’appelait (Emile) PELISSIER (1914-2006 – n°23984) »[46].

A noter enfin, que vers novembre 1943, les prisonniers franco-belges sont déplacés de l’usine à Marschnerstraße[47], la rue parallèle et à l’arrière de l’usine. Quelle en est la raison ? Je ne sais pas. Seul le Capitaine Pierre SAUNAL (1892-1944 – n°3491 Oflag IV-D) restera sur place avec des semi-libertés proches d’un civil : droit à la cantine, salaire amélioré, possession des clefs du portail de l’usine, etc ...

Les rebellions

A une époque que je ne connais pas, mais que j’estime à l’hiver 1942, les prisonniers Jean VELLA et EVANO se sont évadés de la Phänomen. Il se rappelle le souvenir ineffaçable « de (cette) évasion de Phänomen-Werke par un matin d’hiver, dans un brouillard à couper au couteau »[48]. On n’en sait malheureusement pas plus ; ni s’ils ont été attrapés !

En 1945, à l’approche des alliés, les prisonniers se laissaient aller à des formes de rebellions, et pour certains refusaient même de travailler en se faisant porter pâle, à tort ou à raison ! Au mois d’avril, seront malades[49] : Camille DUPONT, SCARNIET, POLSON, PIRONET, BRIFFOZ, MARTIN, HOLOFFE, RABARTEL, SACRE, BUCERON, CUNY, PRIVAT, BONTET, MONTEL, Louis DUPONT, ADAM, LECLERE, THOMAS, PASLEAU soit 56% des prisonniers franco-belges de la Phänomen !

Marceau BUCERON racontera une anecdote de sa fin de captivité[50] : « Un soir nous étions partis à huit ((Louis) THOMAS (19304 IV-B) était dans le groupe) pour voler des pommes de terre. Hélas, pris par des S.S., nous sommes passés à la « schlague ». Séparé de mes camarades, je me retrouvai en prison avec des civils polonais et des femmes ». Les huit affamés nocturnes semblaient être PETURQUENNE, JEUNEUX, BUCERON, PRIVAT, BONTET, MONTEL, LECLERE et THOMAS[51]. Je ne sais pas si Marceau BUCERON fut le seul à s’être retrouvé en prison mais il y restera jusqu’à la « libération » que je raconterais plus loin.

La transformation à la Phänomen

En 1943, il est proposé aux prisonniers de guerre un changement de statut juridique : la « transformation » des « Gefangs » en travailleur civil libre (ou plutôt en liberté relative). Cette transformation sera effective pour environ 200000 prisonniers. Les intérêts pour le prisonnier ? Il reçoit un salaire de civil non amputé des taxes propres aux prisonniers, il peut porter une tenue civile, se balader sans escorte et peut, en théorie, rentrer en permission. Les intérêts pour les allemands ? Les P.G. ne sont plus couverts par la Convention de Genève et peuvent donc travailler sans réserve pour l’économie de guerre allemande. Cela permet également à des milliers de soldats allemands, auparavant affectés à la surveillance des prisonniers, de pouvoir être affectés ailleurs.

A la Phänomen-werk, il y aura plusieurs vagues de transformation :

  • Le 30 juin 1943, dix premiers prisonniers entrent dans la vie civile : René BARBIER, René BARILLET dit Bichette, René BASSET, Alphonse DAUCHEL, René DUMORTIER, Alphonse LECOUVREUR, Marcel LEGER, René LEPREUX, Marcel MOUSSU et Henri SCHIROLI. Ils intègreront le camp localisé à Zittau, Eckartsberger Straße 24.
  • Le 17 juillet 1943, treize autres prisonniers deviennent transformés : Louis BORDERIE, Louis BROUILLAT, Auguste COIFFARD, Jean COURTINE, Aristide DAGUIDARD, Charles DEKUYPERE, Roger DELHOUME, Robert GARNIER, Maurice GOUGEROT, Georges LECAPLAIN, Roger LEPOITTEVIN, Julien PINAUDEAU et Julien VANDAELE. Ils seront installés au camp de Zittau localisé Bahnhofstraße 25.
  • Le 30 juillet 1943, Daniel GIRAC intègre le même camp.
  • Le 6 août 1943, Louis JUSSEAUME intègre le même camp.
  • Le 22 août 1943, les cinq derniers transformés de l’usine (Emile ARTEL, Louis BURLET, Lucien MOULINET, Emile PELISSIER et Jean TAMBURINI) passent à la vie civile au camp de la Bahnhofstraße.

On notera que quatre transformés partiront par la suite sur Hirschefelde au camp de Seiferts Höhe (ARTEL, BROUILLAT, GOUGEROT et LECOUVREUR).

En 1944, il semblerait que le Capitaine Pierre SAUNAL ait demandé également son passage à la vie civile puisqu’on le retrouve dans le même camp de la Bahnhofstraße. Il n’y restera que peu de temps car le 26 février, il semble « empoisonné par le gaz » et décèdera au Reservelazarett de Zittau, alors âgé de 52 ans. Il sera inhumé dans une tombe commune avec des russes au Frauenfriedhof de Zittau ; ce qui le rendra inexhumable par la suite[52]. Il prendra la mention « Mort pour la France »[53] et aura une sépulture à la nécropole nationale « Le Pétant » à Montauville.

C’est à l’occasion de sa transformation que Roger LEPOITTEVIN recroisera de nombreux visages familiers de la Reichsbahn ou de son ancienne compagnie dans les baraques de la « rue de la gare »[54]. Ils se rendaient visite de baraque en baraque. Il semblerait d’après Thomas STROCCHI que les transformés de la Phänomen s’étaient regroupés dans une même baraque surnommée la « baraque Phänomen »[55].

Sur leur temps libre, ils pouvaient jouer au football (avec Fernand CHAUVET[56]) ou prendre part à des pièces de théâtre comme à l’usine. C’est Jean POULET, mécanicien à Glaubitz, qui dirigeait le théâtre des transformés avec la complicité d’André PIVARD qui travaillait chez un fleuriste-maraîcher de Zittau. En décembre 1944, POULET avait même réussi l’exploit de louer le théâtre de Zittau pour faire jouer une pièce de théâtre que les Phänomen avaient préparés pour tous les français du coin[57] !

En semi-liberté, les transformés pouvaient se balader dans Zittau : « nous ne pouvions nous empêcher d’admirer ses remparts aux magnifiques parterres et son horloge fleurie »[58]. Il est certain que cette liberté retrouvée avait enjolivée la vie extérieure à l’usine. Georges LECAPLAIN qui y reviendra 20 ans plus tard, raconte son périple de Zittau à Dresde : « Zittau que je trouvais jolie, m’a paru non seulement triste, mais laide. Je me demande si nous n’avions pas idéalisé cette ville, compte tenu de nos relations. Par contre, les alentours, notamment Oybin, sont ravissants. Je n’ai pu retrouver la ferme où j’étais resté un mois en 1942. Je l’ai bien regretté car le travail, en cet endroit, n’avait pas donné satisfaction à mon Bauer ; et ça aurait été pour moi une petite vengeance d’y arriver en voiture. Le « Faulenzer » (le fainéant) s’était quand même bien défendu ! A Zittau, peu de voitures. Sur l’autobahn de l’Ouest, une voiture tous les 10 mètres ; dans la zone russe : 4 voitures au km. 50% des voitures ont plus de 15 ans. Par contre, beaucoup de motos neuves, particulièrement chez les jeunes. Les gens sont pauvrement vêtus. A Zittau, un seul hôtel convenable, ou plutôt passable. Les nappes blanches ne sont pas immaculées. On mange toujours aussi mal dans les restaurants – même à l’Ouest, et c’est relativement cher comparé à la France qui reste le premier pays du bien manger. Bananes et oranges inconnues depuis 20 ans. Les magasins textiles et alimentaires pauvrement approvisionnés de marchandises bon marché et sans goût. J’ai retrouvé à Zittau, un français marié à une allemande qui travaille à l’abattoir de la ville. Le pauvre est tuberculeux au dernier degré, mais ne semble pas malheureux. Il parle mieux l’allemand que le français. Je suis allé à Lobau où j’ai été bien reçu dans la fabrique où j’ai travaillé : café, bière, schnaps. Ils étaient heureux de me recevoir. Je dois dire que j’ai trouvé partout un accueil sympathique. J’ai visité Dresde dont un tiers n’est pas reconstruit. Il existe toujours des orchestres tenus par des vieux jouant des valses de Strauss. On boit du café en dégustant des gâteaux »[59].

Enfin, pour clôturer cette partie concernant la vie des travailleurs transformés, il faut raconter l’un des mauvais souvenir de Roger LEPOITTEVIN : « l’emprisonnement de votre Homme de Confiance, les péripéties d’installation dans un café uniquement réservé aux Français et où notre premier travail avait été la mise aux ordures du portrait d’Hitler, avec toutes les conséquences policières qui en avaient résulté, etc »[60]. Cela lui a valu trois semaines de prison à Löbau et un retour au camp à la veille de Noël 1944 « on a fêté ce Noël en mangeant du canasson... le repas était maigre, mais il était magnifique de voir notre solidarité et la franche camaraderie qui nous unissait tous »[61].

Le grand départ

« En mai 1945, c’était la libération. Pour nous qui étions à Zittau, elle ne fut pas immédiate. Elle ne fut effective qu’après le bombardement de la ville, le 7 mai, qui entraîna le départ des habitants, mais également celui des prisonniers ». En effet, au matin du lundi 7 mai 1945, deux jours avant leur arrivée, les soviétiques firent bombarder la ville de Zittau, épargnée jusqu’ici. Quarante-six maisons furent détruites par les bombes et la caserne des pompiers sera en grande partie effondrée[62].

La caserne de pompier de Zittau en partie effondrée 

« (Les prisonniers) avaient prévu une telle éventualité. On les vit alors s’égailler sur les routes allemandes, faussant compagnie à leurs « anges gardiens » apeurés. La plupart d’entre eux traînaient un petit chariot à quatre roues (portant nos vieilles « nippes »[63]), comme on en voit tant en Allemagne, et qu’ils s’étaient procuré, ma foi, on ne sait comment. Il vaut mieux ne pas en parler. Il contenait tous leurs « trésors ». Avec Louis BURLET, dans cette nuit du 7 au 8 mai, alors qu’une partie de Zittau brûlait, nous avions rallié un petit village à 7 kms de là : Hainewalde (traînant, nous aussi, le petit chariot légendaire), pour rejoindre le Kommando de (Fernand) FIOT, espérant y trouver plus de sécurité. Beaucoup de camarades y vinrent également (même un anglais), et nous y restâmes plus d’un mois, usant du droit de réquisition, comme des vainqueurs, pour vivre sur l’habitant. Dans les maisons évacuées par leurs propriétaires, nous pûmes faire main basse sur la volaille et même nous approprier un « cochon ». Nous eûmes d’ailleurs des difficultés avec les soldats russes, cantonnés à Grosschönau, qui voulurent rafler nos provisions et notamment les kilos de tabac subtilisés dans un camp militaire allemand. Il y eut pas mal de péripéties avec eux » [64]. Je « me rappelle notre petite aventure avec les Russes, lorsque nous attendions les Américains, le 3 juin 1945, sur la place de la gare de Zittau pour être évacués. Une patrouille, qui passait par là, nous emmena nettoyer un bâtiment où ils avaient fait leurs orgies. Les récalcitrants, dont je faisais partie, rentrés dans le rang avec des coups de pied au c.. et libérés ensuite au début de l’après-midi avec rien dans le ventre, après une telle corvée ! »[65]. Le lendemain, « le 4 juin 1945, nous embarquâmes en gare de Zittau pour Reichenberg, et là, enfin, nous fûmes pris en charge par des officiers américains et français. Voyage en camion jusqu’à Halle, et, de là, en avion jusqu’au Bourget à Paris »[66].

Mais n’oublions pas Marceau BUCERON ! Pour rappel, il était enfermé dans les prisons de Zittau pour son vol nocturne de patates ! « Les russes sont arrivés, non sans, au préalable, avoir lâché quelques bombes au phosphore sur le bâtiment. Les vainqueurs ne nous lâchèrent pas pour cela et nous donnèrent l’ordre d’éteindre le feu. Comme récompense, bouclés jusqu’au lendemain, avant de nous renvoyer »[67].

L’après-guerre

Après la guerre, Roger LEPOITTEVIN se demandera ce « que sont devenus ceux qui nous en ont fait « baver » ? Je serais heureux de le savoir, mais plus heureux encore pour ceux qui nous traitèrent humainement. Et il y en eut quelques-uns. Je pense en particulier au vieux « Feldwebel » qui, au jour de l’an 1944, si je ne me trompe, offrit le premier ses bons vœux et ses souhaits de retour rapide au milieu des nôtres ! »[68].

Roger LEPOITTEVIN sera à l’initiative du regroupement des gars de la Phänomen et affiliés. Ces-derniers étant ses amis de la 638e Compagnie, de la Reichsbahn, puis des autres Zittauer qui passaient aux baraques des travailleurs transformés. Intégrés à ce groupe, Georges ou Jiri HAVEL dit « le petit tchèque » « qui nous rendit tant de services chez Phänomen ! »[69]. Je ne sais à quelle période ils se sont rencontrés, mais ce jeune tchèque restera l’un des plus fidèles contacts de Roger LEPOITTEVIN après-guerre malgré la distance, Jiri étant à Prague !

Roger LEPOITTEVIN rédigera de nombreux articles dans le journal « Le Moineau » puis « Le Lien du Stalag IV-A » où la rédaction lui laissera une place pour rassembler ses anciens co-prisonniers. Cela permettra de maintenir le contact et de provoquer des rencontres entre belges et français :

  • En septembre 1949, à Sartrouville chez Maurice GOUGEROT
  • En 1950, à Reims, chez l'abbé DEMOULIN
  • En mai 1951, à Versailles chez RHONMY, allié des Phänomen. Seront présents : Camille DUPONT, DEKUYPERE, DEMOULIN, Camille DUPONT, GOUGEROT, HOLOFFE, JACOB, LECLERCQ, LEPOITTEVIN. Camille DUPONT immortalisera le moment devant une déesse aquatique du Château de Versailles
  • En juin 1954, à Reims, chez l’abbé DEMOULIN. Seront présents : ARTEL, BONTET, BROUILLAT, CAILHOL, CUNY, DEMOULIN, DERBANNE, DUPONT Camille, FIOT, JACOB, LECAPLAIN, Georges LECLERCQ, LEPOITTEVIN, MARION, POLSON, THOMAS et JEANTILS. La réunion sera immortalisée devant la Cathédrale

 

  • En juin 1957, à Reims, chez l’abbé DEMOULIN. Seront présents : BONTET, DEKUYPERE, DEMOULIN, HOLOFFE, LECLERCQ, LEPOITTEVIN et MARION
  • En juin 1960, à Reims, chez le chanoine DEMOULIN. Seront présents : ABDISSI, BONTET, CAILHOL, DEKUYPERE, DEMOULIN, DERBANNE, DUBOIS, GOUGEROT, JACOB, LECLERCQ, LEPOITTEVIN, OLIVIER, POIREE, POLSON[73].
  • En juin 1965, pour les 20 ans de leur libération, à Reims, chez le chanoine DEMOULIN. Seront présents : BONTET, BURLET, DEKUYPERE, DELFOSSE, DEMOULIN, DETHIER, DUBOIS, GOUGEROT, LECLERCQ, LEPOITTEVIN, MARION, OLIVIER, POLSON, SCARNIET[74].

Collection personnelle de Régis SIBILLE, petit-fils de Fernand DELFOSSE

  • En avril 1982, 250 anciens prisonniers du Stalag IV-A se sont réunis et on sait que plusieurs anciens de la Phänomen y étaient présents[75].

A noter une rumeur : pendant plusieurs années, il se disait chez les « Zittauer » que Jacques COUGNET était mort lors de l’avancée des russes[76]. Mais que nenni ! En 1953, il épouse à Wuppertal, une allemande ! Comme quoi, les liens franco-allemands étaient encore possibles ! Il semble y faire sa vie puisqu’il y décèdera en 2002.

Avec les années, le nombre de membres, d’anciens prisonniers en vie, d’articles et de rencontres s’amenuisera. Roger ne sera plus en capacité de maintenir l’écriture des articles. Mais d’aucun des anciens prisonniers n’oubliera l’adresse de la rue des Morvrains à Villiers-sur-Marne d’où il écrivait pendant toutes ces années. Il décèdera en 1991 et sa « Moinette », comme il disait[77], lui survivra jusqu’en 2015. Merci Roger d’avoir été si prolixe, cela m’a permit d’écrire cet article sur la Phänomen et les alentours de Zittau. En espérant que cela sera utile à d’autres descendants des Zittauer !

***********

Liste des P.G. connus de la Phänomen-werk (principalement ceux ayant travaillés à l’usine en 1943 et en avril 1945)

  • ABDISSI Ferdinand Paul Ghislain (1917 Rhisnes - 2007 Mehaigne) - PG n°19325 IV-B (Ebarbeur)
  • ADAM Jules (Belge) - PG n°21230 IV-A (Magasinier)
  • ARTEL Emile Albert Louis Henri (1911 Angers - 1972 Angers) - PG n°22635 IV-A (Aide-bibliothèque - Transformé)
  • BADIN Henri (de Nice) - PG n°15635 171 (Parti en 1943)
  • BARBIER René François Claude (1904 La Machine - 1977 Decize) - PG n°29551 IV-A (Transformé)
  • BARILLET dit Bichette René (1916 Paris - 1991 Bondy) - PG n°27196 IV-A (Transformé)
  • BASSET René Victor (1913 Lyon II - 1979 Ambilly) - PG n°22282 IV-A (Transformé)
  • BONTET Roger (Belge – de Forest) - PG n°9365 I-A (Tourneur)
  • BORDERIE Louis André (1912 Cassignas - 2001 Villeneuve-sur-Lot) - PG n°1861 153 (Transformé)
  • BOURDON Hector Henri Jean-Baptiste (1913 Ruitz - 1982 Bruay-en-Artois) - PG n°22851 IV-A (Perceur)
  • BRIFFOZ Eli - PG n°21162 IV-A (Ouvrier de transport)
  • BROUILLAT Louis Eugène (1901 Niort - 1957 La Rochelle) - PG n°31035 IV-A (Transformé)
  • BUCERON Marceau Henri (1904 Vierzon - 1971 Paris XV) - PG n°30255 IV-A (Perceur - En prison)
  • BURLET Louis (1915 - de Dijon) - PG n°24117 IV-A (Transformé)
  • CHAPILLON Paul - PG n°30115 IV-A (Polisseur)
  • COIFFARD Auguste (1904 La Clotte - 1983 Le Bouscat) - PG n°60068 IV-B (Transformé)
  • COMBELLAS Fernand - PG n°57272 IV-A (Ouvrier auxiliaire)
  • COURTINE Jean André (1914 Aubenas - 1913 Pornichet) - PG n°27320 IV-A (Transformé)
  • CUNY Raymond Charles (1915 Saulxures-sur-Moselotte - 1993 Bar-le-Duc) - PG n°29567 IV-A (Electricien)
  • DAGUIDARD Aristide (1909 - Français) - PG n°74570 IV-B (Transformé)
  • DAUCHEL Alphonse Robert (1916 Lormaison - 1912 Beaumont-sur-Oise) - PG n°22849 IV-A (Transformé)
  • DEKUYPERE dit Mimile Charles Eugène (1911 Boulogne-sur-Mer - 1982 Pompéi) - PG n°43525 IV-B (Transformé)
  • DELFOSSE Fernand (1909 – Belge) - PG n°21172 IV-A (Fraiseur - Ajusteur-mécanicien)
  • DELHOUME Roger Paul (1911 Houdan - 1978 Civray) - PG n°29557 IV-A (Transformé)
  • DEMOULIN Bernard Marie Georges Charles Paul (1912 Bazancourt - 1987 Reims) - PG n°64077 IV-B (Abbé)
  • DERBANNE Charles Albert (1917 Dijon - 2000 Dijon) - PG n°33610 IV-A (Perceur)
  • DETHIER René (Belge) - PG n°21210 IV-A (Ajusteur)
  • DUBOIS Joseph (Belge – de Chenee) - PG n°21308 IV-A (Rectificateur cylindrique)
  • DUMORTIER René (1915 Tourcoing – 1997 en Belgique) - PG n°26938 IV-A (Transformé)
  • DUPASQUIER Gabriel Charles (1911 Versigny - 1998 Montmorency) - PG n°29550 IV-A (Ajusteur-mécanicien)
  • DUPONT Camille (Belge – de Bruxelles - > 1984) - PG n°19251 IV-B (Perceur)
  • DUPONT Louis - PG n°656 112 (Ajusteur-mécanicien)
  • EVANO   - PG n°  (Evadé)
  • GARNIER Robert Jean (1920 Pont-à-Mousson - 1988 Dunkerque) - PG n°38403 IV-B (Musicien - Transformé)
  • GENOT Roland Théophile (1912 Moineville - 2004 Vaison-la-Romaine) - PG n°30649 IV-A (Ajusteur-mécanicien)
  • GERWAIS Fernand - PG n°523 125 (Ouvrier de transport)
  • GIRAC Daniel Joseph (1914 Tonneins - 1965 La Fouillouse) - PG n°27170 IV-A (Transformé)
  • GOFFINON Marcel - PG n°19434 IV-B (Ouvrier de transport)
  • GOUGEROT Maurice Louis (1913 Sartrouville - 1993 Saint-Germain-en-Laye) - PG n°29548 IV-A (Transformé)
  • GUILLEMOT Joseph (1911 Pontivy - 1998 Aubervilliers) - PG n°32950 IV-A (Parti en 1943)
  • GUIOUILLER Marcel Ernest (1907 Laigné - 1986 Evron) - PG n°29433 IV-A (Parti en 1943)
  • HAMON
  • HOLOFFE Pierre (Belge – de Nivelles) - PG n°19627 I-A (Tourneur)
  • IVALDI Gelsomino (1914 Calosso - 1912 Saint-Laurent-du-Var) - PG n°26855 IV-A (Transformé)
  • JACOB Marcel - PG n°11856 133 (Parti en 1943)
  • JEUNEUX René Louis (1904 Paris XVIII - 1964 Chaumont) - PG n°33601 IV-A (Polisseur - Bibliothécaire)
  • JUSSEAUME Louis Auguste (1913 Boron) - PG n°22612 IV-A (Transformé)
  • LACHENAUD André - PG n°106 IV-C (Ouvrier de transport)
  • LE GOUZIOU   - PG n° ? IV-A (Arrivé en 1945)
  • LECAPLAIN Georges Ovide (1914 La Haye-du-Puits - 1979 Caen) - PG n°33865 IV-A (Transformé)
  • LECLERCQ Georges (Belge) - PG n°10952 I-A (Homme de confiance belge - Fraiseur)
  • LECLERE Auguste - PG n°19311 IV-B (Tourneur)
  • LECOUVREUR Alphonse Eugène (1900 Caudebec-lès-Elbeuf - 1963 Elbeuf) - PG n°6622 133 (Transformé)
  • LEGER Marcel (1912 Frouard - 1972 Saint-Sébastien-de-Morsent) - PG n°26592 IV-A (Transformé)
  • LEPOITTEVIN Roger Henri Auguste (1908 Houlgate - 1991 Nogent-sur-Marne) - PG n°27413 IV-A (Homme de Confiance français - Perceur - Transformé - En prison - De la 638e Cie)
  • LEPREUX René - PG n°10970 133 (Transformé)
  • LOUVEIGNE Hubert - PG n°21165 IV-A (Tourneur)
  • MAGHIA Missou - PG n°18892 IV-B (Affûteur)
  • MARION René (Belge) - PG n°19612 I-A (Perceur)
  • MARTIN Fernand - PG n°58144 XVII-B (Ajusteur-mécanicien)
  • MONNON (Belge – de Dinant)
  • MONTEL André - PG n°526 VII-B (Ajusteur-mécanicien)
  • MORELLE René Emile Olivier (1914 Fontaine-les-Vervins - 1997 Laon) - PG n°29721 IV-A (Magasinier)
  • MOULINET Lucien (1906 Montluçon - 1988 Désertines) - PG n°24067 IV-A (Transformé)
  • MOUSSU Marcel Albert Fernand (1909 Ninville - 1998 Chaumont) - PG n°15608 171 (Transformé)
  • NICOU Auguste - PG n°6717 IV-C (Magasinier)
  • OLIVIER Maurice - PG n°19324 IV-B (Raboteur)
  • PASLEAU René - PG n°19429 IV-B (Ajusteur-mécanicien)
  • PELLISSIER Emile Renée Raphael (1914 Aspres-lès-Corps - 2006 La Fare-en-Champsaur) - PG n°23984 IV-A (Homme de Confiance français - Transformé)
  • PELLITIER Marie - PG n°6911 IV-C
  • PETURQUENNE Alexis - PG n°21163 IV-A (Tourneur)
  • PINAUDEAU Julien (1905 - Français) - PG n°87 IV-B (Transformé)
  • PIRONET Hubert - PG n°21309 IV-A (Ouvrier de transport)
  • POLSON René (Belge – de Charleroi - > 1983) - PG n°20178 IV-A (Ajusteur-mécanicien)
  • PRIVAT Robert Marcel (1911 Paris XV - 1986 Paris XV) - PG n°34292 IV-A (Ouvrier de transport)
  • RABARDEL François - PG n°10901 133 (Aide-monteur)
  • SACRE Gaston Albert Marie (1918 Rochefort - 1992 Nantes) - PG n°12371 171 (Homme de Confiance français - Tourneur)
  • SAUNAL Pierre Lucien Louis (1992 Toulouse - 1944 Zittau) - PG n°3491 Oflag IV-D (Capitaine - Aide-dessinateur - Transformé)
  • SCARNIET René (Belge – de Vilvoorde - > 1983) - PG n°19283 IV-B (Electricien)
  • SCHIROLI Henri Charles Jean (1918 Marseille) - PG n°48557 IV-B (Transformé)
  • TAMBURINI dit Tambur ou Pitchounet Jean Marius Fernand (1917 Marseille - 2003 Eyguières) - PG n°23015 IV-A (Transformé)
  • THERER dit Le Zazou François (Belge - ~1966) - PG n°2020 IV-B (Ajusteur)
  • THOMAS Louis (Belge) - PG n°19304 IV-B (Perceur)
  • VALLEE Pierre Marie Léon (1903 Vieux-Vy-sur-Couesnon - 1964 Saint-Étienne-en-Coglès) - PG n°13864 133 (Parti en 1943)
  • VANDAELE Julien (1914 Tourcoing - 1979 Tourcoing) - PG n°26637 IV-A (Transformé)
  • VELLA Jean (Français – de Clichy) - PG n°29399 IV-B (Evadé)
  • VINDRET (Arrivé en 1945)

Liste des P.G. alliés du groupe des Phänomen (et quelques civils*)

  • CAILHOL Louis (19 Paris VI) - (A la Spinnerei - De la 638e Cie)
  • CANOBERT André (1924 - Belge) - (Civil à Zittau)*
  • CHAUVET Fernand Auguste (1913 Saint-Germain-de-Coulamer - 1983 Brest) - PG n°23937 IV-A (A la Reichsbahn - Chez un fleuriste-maraîcher - Transformé)
  • CLOQUEMIN Bernard Pierre (1905 Torvilliers - 1985 Troyes) - PG n°27464 IV-A (A la Reichsbahn)
  • COUGNET Jacques Pierre Raymond (1917 Paris XIV - 2002 Wuppertal) - (A la Reichsbahn)
  • FABRE Lucien - (Chez un fleuriste-maraîcher - Transformé)
  • FIOT Fernand - (Homme de Confiance à Hainewalde - De la 638e Cie)
  • GALLAND - (A la Reichsbahn)
  • GOLFIER Eugène (1916 Sornay - 2000 Saint-Rémy) - PG n°27411 IV-A (A la Reichsbahn - De la 638e Cie)
  • GOODLAD - (A la Reichsbahn)
  • HAMON Robert Marie Léon (1910 Préfailles) - PG n° IV-A (A la Gaz-Werke)
  • HAVEL Georges/Jiri (1922 Prague - 1984) - (A Zittau)
  • JANTI Ernest (1924 - Belge) - (Civil à Zittau)*
  • MERIGOT Jean Baptiste (1909 Ambazac - 1981 Ambazac) - (A Grossporitsch)
  • PAULY André
  • PIVARD André (Français – de Chemin) - (Chez un fleuriste-maraîcher - Transformé - S'occupe du théâtre)
  • POIREE Raymond (Français) - (A la Reichsbahn - De la 638e Cie)
  • POULET Jean François (1918 Le Pont-de-Beauvoisin - 2007 Le Pont-de-Beauvoisin) - (Mécanicien à Glaubitz - Transformé - Directeur du théâtre)
  • RHOUMY - (Travail agricole)
  • RIVIERE Georges Eugène Alphonse (1902 Athis-Mons - 1987 Draveil) - PG n°27416 IV-A (A la Reichsbahn - Chez un agriculteur - De la 638e Cie)
  • ROUSSET Maurice - (Environs de Zittau)
  • STROCCHI Thomas Joseph (1910 Nice - 1992 Nice) - (Transformé)
  • VAN LEEUWEN Raymond - (A la Reichsbahn - Interprète)
  • ZURCHER Séraphin dit Edmond (1904 Paris XX – 1981 Clichy) - PG n° ? IV-B (A Zittau - Transformé)

***********

Si vous connaissez des personnes mentionnées dans ce texte

Si vous connaissez des personnes qui ont été internées au Stalag IV A

N'hésitez pas à laisser un commentaire avec les détails connus :

NOM, Prénom, Matricule, Stalags, Kommandos, activités ...

ou me laisser un message sur ma messagerie : stalag4a@gmail.com

 

Merci de votre visite !



[1] Article sur l’usine « Phänomen / Robur-werke Zittau » – Site https://www.industrie-kultur-ost.de/

[2] AD14 – 6M-576/577 – Recensements de Houlgate – 1836-1946

[3] JORF – Lois et décrets – 13 mars 1929 (page 2980)

[4] « Le Lien du Stalag IV-A » n°183 – Avril 1964

[5] SHD Caen – 22P-166 à 175 – Meldungen diverses du Stalag IV-A

[6] Ce sera également le cas de René ROUSSEAU

[7][7] Parmi ces prisonniers : Séraphin BAMMERT, l’abbé Claude BIETRON, Henri CHERPE, René COMTE, Maurice DARGENT, Jean DELOUTRE, Eugène GOLFIER, Maurice GRANDJEAN, Roger LEPOITTEVIN, Pierre MAGNEAU, Lucien MHUN, René MORON et le sergent-chef de la compagnie Georges RIVIERE – Dans la même compagnie, il y avait Raymond POIREE, Fernand FIOT et Louis CAILHOL et certainement Martial CREUSOT et André DUCREUX.

[8] « Le Lien du Stalag IV-A » n°183 – Avril 1964

[9] « Le Lien du Stalag IV-A » n°181 – Juin 1963

[10] « Le Lien du Stalag IV-A » n°186 – Décembre 1965

[11] SHD Caen – 22P-169 – Meldung n°631 (ex-113) du Stalag IV-A

[12] « Le Lien du Stalag IV-A » n°181 – Juin 1963

[13] « Le Lien du Stalag IV-A » n°181 – Juin 1963

[14] Hauptstaatsarchiv Dresden – Fond 11690 – 116 – Feuilles des salaires de 1942

[15] ITS Bad Arolsen – Dossier 10009761 – Salaires de novembre 1943 – Nous sommes après la période de transformation donc l’usine a perdu des effectifs de prisonniers.

[16] Hauptstaatsarchiv Dresden – Fond 11690 – 82 – Cartes des prisonniers jusqu’en 1945

[17] ITS Bad Arolsen – Dossier 10009761 – Salaires de juillet 1943

[18] Hauptstaatsarchiv Dresden – Fond 11690 – 82 – Cartes des prisonniers jusqu’en 1945

[19] Courriers de Fernand DELFOSSE – Collection personnelle de Regis SIBILLE

[20] ITS Bad Arolsen – Dossier 10009761 – Salaires de décembre 1943

[21] ITS Bad Arolsen – Dossier 10009761 – Salaires de septembre à décembre 1943

[22] ITS Bad Arolsen – Dossier 10009761 – Salaires de février à mai 1943

[23] « Le Moineau » n°135 – Décembre 1954

[24] ITS Bad Arolsen – Dossier 10009761 – Courriers des 4 mars et 11 juin 1943

[25] ITS Bad Arolsen – Dossier 10009761 – Salaires de novembre 1943 des prisonniers russes

[26] « Le Lien du Stalag IV-A » n°181 – Juin 1963

[27] « Le Lien du Stalag IV-A » n°178 – Juin 1962

[28] SHD Caen – 22P-169 – Meldung n°576 (ex-336) du Stalag IV-A

[29] « Le Lien du Stalag IV-A » n°170 – Janvier 1960

[30] « Le Lien du Stalag IV-A » n°170 – Janvier 1960

[31] « Le Moineau » n°50 – Novembre 1944

[32] ITS Bad Arolsen – Dossier 10009761 – Salaires de novembre 1943

[33] « Le Moineau » n°125 – Octobre 1953

[34] SHD Caen – 22P-166 – Meldung n°400 (ex-376) du Stalag IV-A

[35] « Le Moineau » n°126 – Décembre 1953

[36] « Le Moineau » n°126 – Décembre 1953

[37] « Le Moineau » n°33 – Juin 1943

[38] Article « L’Université, le centre d’études universitaire » – Mars 2020 – https://stalagiva-fr.blogspot.com/2020/03/luniversite-le-centre-detudes.html

[39] « Le Moineau » n°53 – Février 1945 – Article du Président du Jury, le lieutenant Michel CROISILLE

[40] « Le Moineau » n°104 – Juillet 1951

[41] « Le Lien du Stalag IV-A » n°170 – Janvier 1960

[42] « Le Moineau » n°131 – Juillet 1954

[43] « Le Lien du Stalag IV-A » n°186 – Décembre 1965

[44] « Le Moineau » n°135 – Décembre 1954

[45] A noter ici que je ne suis pas capable de dire si cette anecdote concerne les prisonniers et/ou les transformés.

[46] « Le Lien du Stalag IV-A » n°186 – Décembre 1965

[47] ITS Bad Arolsen – Dossier 10009761 – Courrier du 16 novembre 1943

[48] « Le Lien du Stalag IV-A » n°170 – Janvier 1960

[49] ITS Bad Arolsen – Dossier 10009761 – Fiche des malades et non travailleurs d’avril 1945

[50] « Le Lien du Stalag IV-A » n°186 – Décembre 1965

[51] ITS Bad Arolsen – Dossier 10009761 – Fiche des malades et non travailleurs d’avril 1945

[52] ITS Bad Arolsen – Documents n°70968103 & 78400099

[53] SHD Caen - 21P-149366

[54] « Le Lien du Stalag IV-A » n°170 – Janvier 1960

[55] « Le Lien du Stalag IV-A » n°173 – Novembre 1960

[56] « Le Lien du Stalag IV-A » n°181 – Juin 1963

[57] « Le Lien du Stalag IV-A » n°156 – Juillet 1957

[58] « Le Lien du Stalag IV-A » n°183 – Avril 1964

[59] « Le Lien du Stalag IV-A » n°185 – Mai 1965

[60] « Le Lien du Stalag IV-A » n°178 – Juin 1962

[61] « Le Lien du Stalag IV-A » n°173 – Novembre 1960

[62] Article « Zerstörung der Feuerwache » du site https://www.feuerwehr-zittau.de/chronik/4 

[63] « Le Moineau » n°131 – Juillet 1954

[64] « Le Lien du Stalag IV-A » n°181 – Juin 1963

[65] « Le Lien du Stalag IV-A » n°186 – Décembre 1965

[66] « Le Lien du Stalag IV-A » n°181 – Juin 1963

[67] « Le Lien du Stalag IV-A » n°186 – Décembre 1965

[68] « Le Lien du Stalag IV-A » n°185 – Mai 1965

[69] « Le Lien du Stalag IV-A » n°178 – Juin 1962

[70] « Le Moineau » n°104 – Juillet 1951

[71] « Le Moineau » n°131 – Juillet 1954

[72] « Le Lien du Stalag IV-A » n°156 – Juillet 1957

[73] « Le Lien du Stalag IV-A » n°173 – Novembre 1960

[74] « Le Lien du Stalag IV-A » n°186 – Décembre 1965

[75] « Le Lien du Stalag IV-A » n°244 – Mai 1982

[76] « Le Lien du Stalag IV-A » n°181 – Juin 1963

[77] Surnom donné aux femmes de prisonniers du Stalag IV-A, dérivé du journal « Le Moineau »

Article rédigé en juillet 2026 par Kévin MURET

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire